[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 53

27 janvier 2016 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 53ème épisode de ce podcast où je vais vous parler d’une hypothétique neuvième planète, d’une étoile décidément très mystérieuse, de récits de chercheurs et d’anniversaire martien…

MIKE BROWN, LE « TUEUR DE PLUTON »
Commençons avec la personnalité de la semaine. Il s’agit d’un astrophysicien américain du nom de Mike Brown, et vous avez sûrement entendu parler de lui ces derniers jours car c’est lui, avec un de ses collègues, qui a émis l’hypothèse d’une neuvième planète dans le système solaire dans une étude publiée récemment. Avant de revenir là-dessus plus en détails dans la rubrique événement qui va suivre, je voudrais donc m’arrêter un instant sur Mike Brown que je suis depuis des années – il s’appelle @plutokiller sur Twitter – mais dont je ne connaissais pas le parcours, en fait. Du coup ça m’a fait trop bizarre de le voir cité partout, tout d’un coup, mais en même temps c’est cool parce que ça m’a permis d’apprendre que son pseudo Twitter n’est pas juste une blagounette.
Entre 2003 et 2005, Mike Brown a découvert Eris, un gros objet transneptunien, donc qui se trouve au-delà de l’orbite de Neptune, et même au-delà de la Ceinture de Kuiper dans laquelle se trouve Pluton. Or, Eris est plus massive que Pluton de 27% – du coup le premier réflexe a été de lui donner le statut de 10ème planète du système solaire. Et puis comme il n’était pas exclu qu’on découvre des tas d’autres objets comme Pluton ou Eris dans la Ceinture de Kuiper ou au-delà, l’Union Astronomique Internationale s’est dit que peut-être il serait pas mal de penser éventuellement à définir le mot « planète » – non, ça n’avait pas été formellement fait jusque-là.
C’est donc suite à la découverte d’Eris qu’en 2006, une nouvelle définition de planète a vu le jour – il faut donc tourner autour du Soleil, être sphérique et avoir nettoyé gravitationnellement son environnement proche, pour résumer grossièrement – et que Pluton est passée de planète à planète naine. Mike Brown n’a pas « tué » Pluton comme son pseudo l’indique, mais il a bel et bien été à l’origine de son déclassement en découvrant une Eris plus grosse que lui.

Et le 20 janvier, je vois passer ce tweet très étonnant : « Ok ok, maintenant je veux bien l’admettre : je crois vraiment que le système solaire a neuf planètes ». Comme c’était réellement très incongru de sa part, j’ai suivi l’affaire de près et c’est comme ça que j’ai appris l’existence de sa nouvelle étude sur l’hypothèse de la Neuvième Planète… UNE NEUVIÈME PLANÈTE DANS LE SYSTÈME SOLAIRE ? Alors, qu’en est-il, de cette Neuvième Planète… Elle vient donc d’un article publié le 20 janvier dans l’Astronomical Journal par Mike Brown et Konstantin Batygin qui sont chercheurs au California Institute of Technology. Ils se sont intéressé à l’orbite de 6 corps transneptuniens, dont Sedna, découverte aussi par Mike Brown, décidément, et ils se trouvent que les orbites de ces 6 corps, en rose sur la vidéo, ont quelques particularités. Deux en l’occurrence : la première, c’est qu’elles se croisent à l’endroit où elles se trouvent au plus proche du Soleil, et le deuxième, c’est qu’elles se trouvent quasiment alignées sur le même plan orbital – quand on les regarde sur le côté ça fait presque plat, comme sur cette capture d’écran, quoi, grossièrement.

Or, ces deux particularités accumulées ont 0,007% de chance d’arriver par hasard – autant dire quasiment pas. Il faut donc expliquer autrement que par le hasard le croisement des 6 orbites étudiées et leur alignement. Les deux chercheurs font donc l’hypothèse d’une neuvième planète qui serait une sorte de Neptune, placée en opposition comme on le voit donc en orange sur l’animation, et qui se baladerait entre 200 et 1200 unités astronomiques autour du Soleil – autrement dit très très loin puisque par comparaison, nous sommes à 1 unité astronomique, soit 150 millions de kilomètres du soleil, et Pluton évolue entre 30 et 50 unités astronomiques et qu’on a mis 10 ans pour y arriver avec une sonde très rapide. Donc bon, une planète qui évolue entre 200 et 1200 unités astronomiques, c’est considérablement loin et elle ferait le tour du Soleil en 15 000 ans.

Beaucoup d’entre vous m’ont demandé comment c’est possible qu’on puisse observer des astres qui se trouvent parfois à des millions ou des milliards d’années-lumière et qu’on soit pas fichu de trouver une planète dans notre propre système solaire si elle existe. Effectivement, c’est une bonne question. Prenons le cas de Hubble qui peut donc faire des photos sublimes de cette galaxie, par exemple, mais un cliché tout pourri de Pluton. Quand on sait que la galaxie en question se trouve à 72 millions d’années-lumière et Pluton à 0,0005 années-lumière, pour garder la même unité, il y a effectivement de quoi s’étonner. Mais en terme de prises d’images astronomiques, autant que la distance, il y a la taille qui compte. Or, cette jolie galaxie que vous voyez là fait 50 000 années-lumière de large. C’est grand. Et Pluton fait 2400 kilomètres de large. C’est ridiculement petit. Alors, certes, Pluton est plus proche, mais elle est tellement minuscule que dans le ciel, vue depuis la Terre, elle apparaît 1300 fois plus petite que la galaxie – qui pourtant se trouve à 72 millions – millions ! – d’années-lumière, quand on essaye d’imaginer ça donne le vertige, faites gaffe si vous êtes sur le quai du métro.

Et puis il y a aussi la résolution de l’appareil photo à prendre en compte. Sachez que chaque pixel d’Hubble vaut 0,04 secondes d’arc – les minutes d’arc, c’est une unité de mesure pour les petits angles. Ça c’est pour ceux que ça intéresse, mais au final, étant donnée la taille apparente des objets dans le ciel, la résolution de la galaxie est de 3600 pixels. Et la résolution de Pluton, c’est à peine 3 pixels.

Du coup bah voilà pourquoi c’est chaud patate de trouver un petit objet dans notre propre système solaire – la Neuvième Planète serait une très grosse Terre ou une petite Neptune, c’est toujours plus gros que Pluton mais comme c’est vachement plus loin, ben c’est pas plus facile à détecter.

Alors vous allez me dire : oui mais enfin, on trouve bien des astéroïdes et des comètes, alors que par rapport à des planètes, c’est rien que des grains de poussière. Certes. Mais vous remarquerez qu’on n’a aucune image des comètes qui composent le nuage d’Oort, par exemple – et qu’on n’en aura jamais. Il est beaucoup trop loin. On n’en a pas d’observation directe. Quand on voit des comètes et des astéroïdes, c’est quand ils passent relativement près de la Terre et qu’on les voit bouger. Pas à l’œil nu, mais simplement en prenant des photos plus ou moins espacées dans le temps, comme sur ce gif, par exemple.

Je ne sais pas si les images sont espacées par des heures ou des jours, mais en tout cas on peut voir un déplacement en un laps de temps assez court. Mais pour un astre qui fait le tour du Soleil en 15 000 ans, sa vitesse par rapport à nous est très faible. On peut prendre une photo tous les dix jours pendant 6 mois sans rien voir bouger. Donc là aussi c’est compliqué. D’autant plus que pour cette hypothétique planète, on sait même pas où regarder ! Et il y a le problème de la luminosité, aussi… Une galaxie, c’est très lumineux et on la voit parfaitement bien même à des millions d’années-lumière. Mais une planète gazeuse au fin fond du système solaire, c’est pas le même son de cloche… Bref, si vous vous demandiez pourquoi on a des images superbes d’objets très lointains et qu’on a autant de mal à voir Pluton, des comètes éloignées ou des planètes pas encore découvertes, je vous ai donné quelques éléments de réponse… Pour résumer, si on veut une photo de cette éventuelle Neuvième Planète, ça pourrait prendre des années, même avec le James Webb Space Telescope qui va remplacer Hubble bientôt.

Maintenant, il y a aussi la possibilité qu’elle n’existe pas… Parce que je rappelle que cette étude présente une possibilité mathématique, pas une découverte. Neptune est la seule planète du système solaire découverte par le calcul – toutes les autres ayant été découvertes par l’observation directe – mais Neptune est la preuve que cette méthode fonctionne. Elle n’est pas nouvelle et elle peut effectivement aboutir à une vraie planète. Mais certains chercheurs tempèrent les résultats de la publication quand même. Le directeur de planétologie de la NASA, par exemple, a dit qu’il était trop tôt pour établir avec certitude la présence d’une planète là-bas, que c’est une prédiction précoce basée sur une modélisation basée elle-même sur des observations limitées. Et effectivement, ça rejoint pas mal l’avis d’autres scientifiques qui mettent en avant le fait que se baser sur seulement 6 objets de la Ceinture de Kuiper, c’est limitant. On ne les connaît pas tous, loin de là, et il suffirait d’en trouver 6 autres avec des orbites opposées pour que ça explique le mouvement de ceux qui ont été étudiés.

Ce que je comprends, c’est que conclure sur l’existence d’une neuvième planète pour expliquer un phénomène dans un endroit complexe avec des corps innombrables, c’est peut-être aller un peu vite en besogne. Personne ne dit que l’étude est mathématiquement fausse, mais il y a peut-être une autre explication. D’ailleurs, une étude française travaille sur le même sujet et ils ont d’autres conclusions… Le magazine Ciel et Espace a pu interviewer Agnès Fienga, qui fait partie de l’équipe de cette recherche, et voici ce qu’elle a dit : « Nous avons travaillé à l’aide des orbites de Saturne et de Jupiter, obtenues par les données récentes de la sonde Cassini. Et nous n’arrivons pas aux mêmes résultats qu’eux. » Et pour preuve, leurs données indiquent qu’une planète massive ne pourrait pas exister en-dessous de 1200 unités astronomiques… ce qui est embêtant parce que c’est précisément là que Mike Brown et Konstantin Batygin la trouvent !

Bref… Affaire à suivre, notamment avec cette publication française qui ne devrait pas tarder, et à moins d’avoir une photo de cette neuvième planète, ce sera compliqué d’affirmer son existence…

L’ÉTOILE KIC 8462852 EST DÉCIDÉMENT TRÈS ÉTRANGE

Du côté de l’info de la semaine, on a encore plus mystérieux. L’étoile KIC 8462852 a beaucoup fait parler d’elle il y a quelques mois suite aux propos d’un chercheur qui suggérait l’hypothèse d’une civilisation alien pour expliquer son comportement étrange. C’était un peu retombé quand d’autres ont évoqué un cortège de comètes géantes pour rendre compte de la baisse de luminosité exceptionnelle qui avait été observée, mais voilà que cette explication ne tient plus non plus. Je récapitule. KIC 8462852, c’est elle – c’est l’étoile indiquée par les deux petits traits verts, et cette photo date d’octobre dernier.

Comme la chercheuse qui dirige l’étude sur cette étoile s’appelle Tabetha Boyajian, elle a été surnommée Tabby au lieu de KIC etc. Elle se trouve à 1400 années-lumière de nous et elle a donc un comportant très étrange – étrange parce qu’il ne correspond à rien de connu jusqu’ici. Alors voilà : Tabby a des baisses de luminosité importantes et complètement aléatoires. Mais du genre jusqu’à 22% de luminosité en moins pendant quelques jours, tu vois ! C’est beaucoup quand même, 22% ! Je peux te dire que si le Soleil baissait de quasiment un quart, comme ça sans prévenir, ça nous ferait bizarre. Mais bref.

Plusieurs hypothèses ont été avancées, puis réfutées au fur et à mesure : c’est pas une exoplanète qui passe devant, c’est pas des perturbations à sa surface, c’est pas sa nature non plus puisque ce type d’étoile reste stable pendant des dizaines de millions d’années, c’est pas des trucs qui pourraient se trouver autour ou devant, c’est pas nos instruments de mesure tout a été vérifié, et c’est pas non plus des aliens – ou en tout cas l’idée qu’on s’en fait – parce que le SETI a écouté et n’a rien détecté du tout… Aucune signature de quoi que ce soit. Tout ça est très étrange.

Et tout ça est devenu encore plus étrange il y a quelques jours avec la publication de l’étude d’un chercheur qui a eu la bonne idée d’aller fouiller dans les archives pour voir un peu si Tabby avait été observée dans le passé. Et il se trouve que oui, et pas qu’un peu puisqu’on a des données sur la période 1890-1989 – et voilà ce que ça donne.

C’est bien bien chelou, quand même, non ? Donc non seulement l’étoile change de luminosité tous les quatre matins de manière totalement aléatoire, mais en plus en l’espace de 100 ans, elle a baissé d’environ 20 % en moyenne, ce qui ne devrait pas arriver pour une étoile comme elle. Et avec ces nouvelles informations, l’hypothèse du nuage de comètes géantes ne tient plus non plus. Donc voilà. On en est là. Il y a un « mystère Tabby », et je sais pas vous, mais moi je trouve ça carrément trop cool. Là encore, à suivre…

Source 1, source 2, source 3

L’ORIGINE DES ÉLÉMENTS DU TABLEAU PÉRIODIQUE

Puisqu’on était la tête dans les étoiles, restons-y avec le tweet de la semaine et c’est Hervé Cottin qui est à l’honneur pour avoir partagé cette image du tableau périodique des éléments.

 

Ce qui m’intéresse dans cette version, c’est que pour chacun d’entre eux, un code couleur indique où il a été fabriqué ! C’est une bonne manière de voir d’un seul coup d’œil que la plupart d’entre eux a été fabriquée soit dans des étoiles, soit dans des supernova, qui sont des explosions d’étoiles – d’où l’expression « poussières d’étoiles » puisque nos corps sont fabriqués avec ces éléments-là. Et puis il y a en bas du tableau les éléments qui n’existent pas dans la nature et qui ont été fabriqués par l’humain. J’aime bien cette version du tableau ! Elle réunit l’infiniment grand et l’infiniment petit, c’est chouette.
Oh, et il faut suivre Hervé Cottin, hein. Si vous vous intéressez à ce que je raconte, il vous passionnera. Il est astrochimiste, en plus, c’est pas trop classe comme profession, ça ? Je compte sur vous pour lui faire dépasser le cap des 1000 abonnés, il mérite d’être lu.

« FAIRE DE LA SCIENCE AVEC STAR WARS » DE ROLAND LEHOUCQ
Un autre qui mérite d’être lu, c’est Roland Lehoucq ! Roland Lehoucq, pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, c’est un astrophysicien qui travaille au CEA, et qui a fait sa thèse sur une supernova, d’ailleurs, pour l’anecdote, et qui écrit des livres de vulgarisation. (Oui ça c’est une photo de groupie de lui avec moi aux Utopiales, parce qu’il est aussi le président des Utopiales.)
Son truc à lui c’est de prendre les œuvres de science-fiction et d’expliquer en quoi c’est possible scientifiquement ou pas. Sur scène en conférence c’est un show man, hein, il est super drôle, mais si je le case dans le bidule 2.0 de cet épisode, c’est parce que son livre « Faire des sciences avec Star Wars » est disponible gratuitement en format e-book et PDF sur le site que je vous indiquerai dans la description et sur mon blog. C’est d’actualité, du coup, même si ça ne traite pas de l’épisode 7, encore, et si vous ne connaissez pas son travail, du coup c’est une bonne manière de le découvrir !

CARNETS DE THÈSE
Et puisqu’on parle de livres, passons à la rubrique culture… Il y a deux livres que j’ai enfin pris le temps de lire, mille ans après leurs sorties respectives, le premier c’est un roman graphique de Tiphaine Rivière qui s’appelle « Carnet de thèse », et c’est l’histoire d’une jeune prof de collège en ZEP qui se lance dans une thèse de littérature. On s’éloigne un peu des étoiles, c’est vrai, mais ça raconte quand même le quotidien d’une doctorante et d’après ce que j’en ai entendu autour de moi, c’est une description fidèle de n’importe quelle vie de thésard, quelle que soit la discipline.

C’est super prenant, c’est souvent très drôle mais ça fait souvent rire jaune en même temps, et elle se raconte sans complaisance même dans ses moments les moins flatteurs pour elle – c’est pas vraiment elle, ça reste un personnage, mais d’après ce que j’ai compris, c’est quand même fortement inspiré de son expérience personnelle… J’ai fait un mémoire de master 2 donc ça m’a rappelé quelques trucs, mais globalement même si vous n’êtes pas docteur ou que vous ne pensez pas faire de thèse un jour, c’est une super BD quand même, hein. Mais je me demande dans quelle mesure c’est une bonne idée de lire ça si vous voulez en faire une… Ça peut décourager. En tout cas ça vous donnera une idée de ce qui vous attend, ce qui peut éviter des désillusions, ce qui n’est pas si mal.
Mais dans l’ensemble, y a des moments très universels – par exemple il y a toute une scène où elle veut écrire un mail à son directeur de thèse et elle ne sait pas comment le formuler. Ça lui prend tellement la tête qu’elle y passe la nuit pour trouver comment lui écrire – et ça m’a fait trop rire parce que c’était tellement moi quand j’ai voulu envoyer un mail à Etienne Klein pour lui demander d’être intervenant dans « La folle histoire de l’Exoconférence » ! Je me suis sentie moins seule. Bref ! C’est un moment tout à fait plaisant dans le merveilleux monde de la recherche universitaire.

THÉORÈME VIVANT
Deuxième livre que je lis des années après sa sortie – mais du coup il existe en poche – c’est « Théorème vivant » de Cédric Villani. Et là, c’est marrant, c’est exactement pareil : on suit un chercheur de l’idée de départ jusqu’au rendu de l’article final. Sauf que ce n’est pas de la littérature, ce sont des mathématiques, et que ce n’est pas un roman graphique mais un témoignage écrit, mais c’est la même expérience, racontée différemment.

Et alors je sais pas vous, mais pour moi, la recherche en mathématiques, c’était quelque chose de tout à fait abstrait dans ma tête. Et là du coup, après avoir lu Cédric Villani, j’ai compris ce qu’était le quotidien d’un mathématicien, comment une idée évolue, comment un théorème se met en place, quelles difficultés arrivent, et surtout ce qui se passe dans la tête de Cédric Villani… C’est fascinant, ça se lit tout seul – bon évidemment il partage aussi tous les échanges de mail avec son collègue qui sont absolument imbitables sauf pour une poignée de personnes dans le monde, mais c’est pas grave, on les survole, il y a des équations dans tous les sens c’est très joli, et ça fait partie de l’aventure. Enfin du coup, depuis que j’ai lu son livre, je comprends en quoi consiste le travail d’un mathématicien, et ça c’est chouette.

12 ANS SUR MARS POUR OPPORTUNITY
Rien à voir avec les maths, mais avant la dernière rubrique de ce podcast voici l’image de la semaine, c’est Opportunity qui l’a prise à l’occasion de ses 12 ans terrestres sur Mars…

Je rappelle qu’elle était censée fonctionner 3 mois. Et que ça fait donc 12 ans qu’elle se balade là-haut tranquillou et qu’elle continue à faire de la science. Voici une autre photo de la série – à mon avis les couleurs ont été accentuées, sur celle-là.

LYON SCIENCE LE 7 FÉVRIER 2016
Et pour finir, la date à retenir c’est le 7 février, c’est un dimanche, et c’est ce jour-là que se tiendra l’événement Lyon Science ! Ce sera à Lyon, et ça parlera de sciences.
Et voilà ! C’est la fin du 53ème épisode de ce podcast et… ok, non, je rigole. Oh ça va, sinon on n’a pas le droit de pas être drôle dans son propre podcast, c’est même plus rigolo, d’abord…

Donc, Lyon Science ! Non sérieux ça va être trop cool. L’entrée sera libre et gratuite et y aura des interventions toute la journée dans des domaines très variés avec un casting trop bien. Juste quelques exemples pour vous mettre l’eau à la bouche : Pierre Kerner qui va parler des lolcats, Alan Vonlanthen de PodcastScience qui causera science et communication, Sébastien Carassou qui va nous raconter la fin de l’Univers – et j’ai déjà vu son intervention, je peux vous dire que c’est du grand art, il y a aura aussi Marion Sabourdy, Madame Déjantée, David Louapre de la chaîne Science Étonnante, et last but not least, Christophe Galfard. CHRISTOPHE GALFARD, quoi, l’auteur de « L’univers à portée de main » !!

Ah oui puis y aura moi, aussi, mais rien que de penser que je vais intervenir au même titre que Christophe Galfard, ça me donne mal au ventre, alors j’évite de trop y penser. Si vous ne le connaissez pas, d’ailleurs, sachez qu’il était un de mes intervenants dans mon hors-série sur l’Exoconférence et je vous mets en lien sous cette vidéo et sur mon blog son entretien intégral, il y dit des choses passionnantes.

Mais pour en revenir à Lyon Science, pour ma part je vous raconterai deux anecdotes marrantes tirées de l’histoire de la conquête spatiale – oui on était encore dans la conquête, c’était dans les années 60.
Bref ! Un chouette événement qui se prépare, si vous êtes Lyonnais, Lyonnaise ou dans les environs, j’espère qu’on pourra s’y croiser – en tout cas moi j’ai trop hâte. Aaah ! Même si j’ai mal au ventre. Voilà.

Cette fois-ci c’est bien la fin du 53ème épisode de ce podcast, merci à tous de l’avoir suivi… Alors régulièrement, environ une fois par semaine, j’ai des commentaires super gentils qui me disent systématiquement la même chose, à savoir que c’est incompréhensible que ma chaîne ait si peu d’abonnés et qui me demandent pour quelle raison. Évidemment je suis très flattée et je vous remercie beaucoup, mais je ne sais jamais quoi répondre…
Alors sachez juste que je fais de mon mieux pour vous proposer des contenus de qualité sur des sujets qui me tiennent à cœur, et qu’à partir de là je n’ai aucun contrôle sur la manière dont ça va être perçu ou partagé… Donc merci à vous, et si vous voulez voir le compteur d’abonnés grimper, n’hésitez pas à vous abonner vous-mêmes et à partager les vidéos. Et merci d’être aussi généreux sur Tipeee, là ça m’aura permis de dégager quelques jours pour faire cet épisode.

Concernant l’actualité de la chaîne, je vous annonce dès à présent que le clip de ma berceuse pour Philae sera mis en ligne le 15 février… Ce sera autre chose mais j’espère que ça vous plaira.
Vous pouvez suivre « La galaxie de Florence Porcel » sur Facebook, mon compte Twitter si ça vous amuse, on se voit IRL à Lyon Science pour ceux qui pourront venir, et en attendant prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire…